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roland.engel@wanadoo.fr |
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Le
poète cohérent
(1988)
Ce
recueil, illustré par Nicole Mathis, est épuisé.

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Une
Cinquième Saison
(1993) |
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Roland
Engel, c'est l'ami paradoxal, celui que j'avais très peu
de chance ou plutôt aucune raison de rencontrer, moi l'émigré
du Massif Central....
Il
est l'homme qui défend et fait revivre sa langue qui se
meurt : l'Alsacien, cet alsacien, lorsque ses chansons racontent
des histoires avec des mots souvent oubliés. Il fait alors
rêver ceux qui l'écoutent, leur donnant ainsi le
goût du voyage. Dans la cinquième saison,
le lecteur-voyageur se retrouve en Pologne, en Argentine, en Indonésie,
en Hongrie, en Thaïlande....
Il
est l'homme de la vie qui passe et des souvenirs qui s'entrechoquent,
avec ses cinq voyages et ses cinq femmes : la blonde, la rousse,
la noire, la brune et la dernière....
Roland,
c'est le troubadour, l'homme des engagements et le légionnaire
de la paix, qu'elle soit spirituelle ou celle des hommes. Il l'a
peut-être trouvée avec la femme dernière,
il ose y croire mais, sommes-nous sûrs de quoi que ce soit
en attendant cette cinquième saison ?
Dan
Guinier
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Le
Jardin d'Ariane (1996) |
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...
l'essentiel est ailleurs, n'est-ce pas ? Un ailleurs qui aurait
la consistance de l'horizon, la saveur d'un nuage, l'éclat
de mille soleils.
Un
ailleurs que Roland cherche par monts et par mots, de Pologne
en Thaïlande, de Bobo Dioulasso à Ghardaïa, chercheur
d'or ou moine errant, mais heureux qui, comme Ulysse quand il
revient les bras chargés de rêves, d'images, d'aventures
cocasses ou tendres à offrir en partage sur un air de guitare
ou dans les pages d'un livre....
D'aucuns
disent qu'il y a plusieurs demeures dans la maison du Père.
Et les moines, les bons moines d'antan savaient bien, eux qui
cultivaient gaiement les vignes du Seigneur, qu'avant de poser
le toit, il faut d'abord creuser la cave.
Il
a beaucoup creusé, frère Roland. Il creuse encore,
parfois, en secret, en silence, fouillant ses blessures, piochant
ses désillusions pour en extraire quelques pépites
de poésie....
Raymond
Piela |
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Au
Hasard de l'Aventure (1999) |
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La
gourmandise de Roland Engel est à la fois totale et insatiable.
Elle envahit chacun de ses sens et se diffuse dans tous les sens.
Grand
voyageur devant l'Eternel, il parcourt le monde avec femme, enfants,
amis et bagages, dans le but de voir, de goûter, d'éprouver,
de connaître, de savoir et d'accumuler le plus de choses
possibles.
Et
de raconter tout cela avec une verve rabelaisienne, sens dessus
dessous, où le mystique côtoie le scatologique, le
poétique, le politique et le profond le superficiel.
Roland
Engel est un jouisseur. La vie le fait bander. Hors d'atteinte
de l'angoisse métaphysique, il découvre, lors de
son dernier périple en Inde, les chefs-d'oeuvre qu'il admire,
y déplore la misère et consomme néanmoins
de bon appétit ce qui reste interdit aux autochtones.
Il
émane de sa "Lebensanschaung" que la nature n'est
ni ordre, ni désordre, ni bonne, ni mauvaise, mais qu'elle
est ce qu'elle est. Et personne ne peut changer l'autre. Sauf
lui-même. S'il est attentif et lucide. Roland Engel semble
l'être, avec humour et liberté.
Camille
CLAUS |
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En
cloque du Maroc (2006) |
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Les
lieux se donnent à qui se donne à eux. Partir à
la découverte du monde réserve une surprise de taille
à qui sait s'adonner à cet exercice avec un minimum
d'ouvrture, de réfexion et d'ampathie : la découverte
de soi. Cet exercice qui permet de se prémunir contre les
atteintes à l'intelligence, au corps, au paysage est aussi
un moyen de protéger l'ineffable.
Le
plaisir d'une rencontre, le plaisir de boire, de manger, le plaisir
de contempler une montagne, une rivière qui coule, ou la
forêt qui bruisse sont des petites joies, mais bien réelles
et il faut apprendre à les vivre. La pratique de la joie
consiste dans le plaisir d'exister, d'être présent
au monde et aux autres.
Et
qui sait cultiver la rencontre et l'échange s'expose à
une autre surprise : la découverte de "l'autre"
en soi. "On ne naît pas homme, on le devient"
écrivait Erasme. Nos réflexes conditionnés
nous poussent à développer devant un inconnu des
sentiments de crainte, de suspicion, de méfiance. C'est
comme un danger. Surmonter cette peur, c'est ouvrir la possibilité
de la naissance à cet Être composite qu'est l'autre
en moi mis en connivence.
Il
y a quelque chose qui procède de l'accouchement dans le
récit de voyage de Roland. Mettre au monde un vécu,
partager des émotions et donner à sentir, mais aussi
à comprende. Aimer.
Jean-Paul
Ehrismann
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